Chin - Figure 19
Likely to Fail Outpatient NIV Ventilation if:
Je me suis appuyée sur mon expérience clinique auprès de mes propres patients pour répertorier sur cette diapositive les facteurs les plus probables qui permettraient d’identifier les patients traités par VNI ambulatoire à risque d’échec, sachant que le risque accru d’échec de la VNI conduit aux réadmissions.
- Un facteur majeur est la sélection de candidats auxquels la VNI ne convient pas en premier lieu.
- L’absence de gestion de la maladie, d’éducation aux techniques respiratoires et de plan d’action indiquant le moment auquel consulter et la personne à contacter en cas d’exacerbation joue un rôle important.
- La consommation de tabac constitue également un facteur.
- L’absence de traitement des comorbidités, en particulier l’anxiété, la dépression et les maladies cardiaques, pose problème.
J’ai également découvert l’importance de faire appel à un inhalothérapeute qualifié, chargé en particulier de rendre visite aux patients pour leur apporter un soutien dans la gestion de leur maladie et veiller à une bonne observance en matière de traitement, de téléchargements et d’information, etc. D’après mes observations, si cette composante n’est pas en place, les patients qui ont peu de contact avec ce spécialiste essentiel à leur prise en charge sont plus souvent hospitalisés que les patients qui ont des contacts fréquents avec un inhalothérapeute connaissant le matériel qu’ils utilisent et ont donc tendance à être hospitalisés moins souvent.
Enfin, j’ai pu constater dans mon cabinet que les patients qui négligent leur suivi ont une probabilité plus élevée d’échec de la VNI. Les patients qui ne consultent pas régulièrement leur médecin ont tendance à ne pas prendre leurs médicaments et ont de moins bons résultats. Leur traitement par VNI peut donc sembler être un échec, alors qu’en réalité l’échec thérapeutique peut être associé à d’autres problèmes de santé et d’observance.
